Sélectionner une page

Pressage des tiges de coton · Gestion des résidus de récolte · 9YF-2200S / 9YFS-2.2

Guide de mise en balles des tiges de coton : matériel et conseils pratiques

Après la récolte, les tiges de coton figurent parmi les matériaux les plus difficiles à presser avec une petite presse à balles carrées : tiges ligneuses, fibres de coton résiduelles, débris issus de la cueillette et forte variabilité spatiale au sein du champ représentent autant de défis pour les équipements standards. Ce guide explique la préparation du champ nécessaire, les caractéristiques de la machine permettant un traitement efficace des tiges de coton et les débouchés pour les balles finies.

Pourquoi les tiges de coton défient les presses à balles carrées standard

Les caractéristiques physiques qui causent des problèmes

À maturité, les tiges de coton sont ligneuses, ramifiées et à tige épaisse — nettement plus rigides que celles de toute autre culture fourragère et d’une dureté comparable à celle du sorgho sec le plus résistant. Après la récolte, leur orientation est également irrégulière : certaines restent dressées, d’autres sont aplaties par la pression de la machine ou le passage des engins agricoles, et certaines zones du champ présentent un enchevêtrement dense de tiges et de branches qui résistent à la cueillette et à l’alimentation de manière uniforme.

Outre la structure de la tige, la récolte du coton laisse des fibres résiduelles dans tout le champ. Ces fines fibres de coton ont deux conséquences sur les machines de pressage : elles s’accumulent rapidement autour des arbres de rotation, des poulies et des roulements, s’enroulant étroitement et accélérant ainsi l’usure, ce qui peut provoquer le grippage des arbres si elles ne sont pas nettoyées quotidiennement. Elles contaminent également le flux de matière première des balles, augmentant ainsi la teneur en fibres de la balle finie. Cette teneur peut être bénéfique (dans certaines applications de biomasse) ou problématique (dans les applications d’alimentation animale où les résidus d’égrenage du coton sont un problème).

Le troisième problème réside dans les débris enfouis dans le champ après la récolte : fragments de fil de fer, pièces de l’égreneuse, fragments de graines et petites pièces de matériel perdues pendant la saison ou la récolte. Ces objets endommagent davantage les becs des noueurs, les lames des couteaux et les composants du broyeur que dans les champs de foin ou de paille propres. Avant le pressage des tiges de coton, une inspection du champ est effectuée systématiquement afin d’éliminer tout débris métallique visible.

Préparation du terrain avant le pressage

Passage pour le broyeur de terrain : généralement requis

Dans la plupart des opérations de pressage des tiges de coton, un broyeur ou une débroussailleuse montée sur le terrain effectue un passage supplémentaire avant l'entrée de la presse à balles. Ce broyeur, généralement une débroussailleuse rotative robuste ou une faucheuse à fléaux, réduit les tiges de coton intactes en segments plus courts (généralement de 100 à 200 mm) et les dépose en une couche de résidus relativement plate sur le champ. Ce matériau broyé est beaucoup plus facile à manipuler pour la presse à balles que les tiges intactes, debout ou enchevêtrées.

Le réglage du broyeur est crucial pour une bonne performance de pressage : un segment de broyeur trop long (plus de 200 à 250 mm) produit des résidus qui s’emmêlent dans le pick-up et entravent l’alimentation du système à marteaux et à griffes ; un broyage trop fin (moins de 50 mm) produit une fine poussière que le pick-up ne peut pas rassembler en andains réguliers. Longueur de segment cible pour le pré-broyage des tiges de coton avant pressage : 80 à 150 mm. Après le passage du broyeur, ratissez les résidus broyés en andains ; un andaineur de regroupement ou à déchargement latéral, plutôt qu’un andaineur rotatif, évite de broyer davantage les résidus déjà traités.

Fenêtre d'humidité pour le pressage

Les tiges de coton à faible humidité (inférieure à 12%) présentent une dureté maximale : la combinaison d'une faible humidité et d'une forte teneur en lignine les rend extrêmement rigides. Le pressage à ce niveau d'humidité sollicite au maximum le broyeur et le piston, et l'usure des lames du broyeur s'accélère considérablement sur du coton très sec. Dans la mesure du possible, pressez les tiges de coton à un taux d'humidité de 14 à 20%, soit peu après la récolte avant le séchage complet du champ, soit après une pluie légère qui augmente l'humidité du champ sans créer de boue rendant l'accès difficile. À un taux d'humidité de 14 à 18%, les tiges sont nettement plus faciles à broyer et à compresser, ce qui réduit l'usure des lames du broyeur et la sollicitation de la prise de force, tout en produisant des balles suffisamment sèches pour le stockage sans risque de moisissure.

Sélection du système de ramassage : Griffe à marteau requise

Après le ratissage, les résidus de tiges de coton pré-broyées forment un andain moyennement dense, composé de segments irréguliers et partiellement imbriqués. Un ramasseur à dents à ressort – comme celui des modèles 9YF-1700, 1900 et 2200 – permet de récupérer ces résidus sous forme d'andains surélevés et bien formés. Cependant, les champs de coton présentent souvent des zones où les résidus sont aplatis par le passage des engins agricoles, où l'andain est irrégulier ou encore où les segments de tiges courtes sont trop bas pour permettre un bon enclenchement des dents à ressort.

Le système de ramassage à marteaux des modèles 9YF-2200S et 9YFS-2.2 récupère les résidus de sol irréguliers et en contact avec le sol bien mieux que les systèmes à dents à ressort. L'énergie d'impact des fléaux rotatifs déloge et soulève les résidus de la surface du sol, sans qu'il soit nécessaire de les surélever avant l'engagement des dents. Pour le pressage des tiges de coton, où la couverture de résidus est inégale et les zones plates fréquentes, le système à marteaux récupère une plus grande quantité de résidus par passage et réduit le nombre de passages de ratissage et de repressage nécessaires au nettoyage du champ.

Observez le comportement des fibres de coton autour de l'arbre : les arbres à griffes à marteau accumulent les fibres plus rapidement que les systèmes à ressort, car la rotation du tambour génère un flux d'air plus important qui dirige les particules de fibres vers l'arbre. Vérifiez et nettoyez l'arbre à griffes à marteau lors des ravitaillements ; chaque vérification prend 3 à 5 minutes et permet d'éviter l'accumulation de fibres qui peut endommager les roulements au cours d'une journée complète d'utilisation.

Presse à balles carrées 9YF-2200S avec ramasseur à marteaux et broyeur monophasé — la configuration recommandée pour le pressage des tiges de coton. Le ramasseur à marteaux récupère les résidus pré-broyés des andains irréguliers et partiellement en contact avec le sol, tandis que le broyeur fragmente davantage les tiges avant compression, produisant ainsi des balles plus denses et de forme plus régulière à partir de cette culture de résidus ligneux difficile.

Ce que la presse à balles broyeuse apporte aux tiges de coton

Traitement une seconde fois des matériaux pré-broyés

Même après un pré-broyage au champ en segments de 80 à 150 mm, les tiges de coton entrant dans la chambre de compression de la presse contiennent des segments ligneux qui s'étendent sur toute la section transversale de 460 × 360 mm et résistent à une compression uniforme. Le broyeur intégré de la presse 9YF-2200S fragmente davantage ces segments, les réduisant à des morceaux de 40 à 80 mm qui se tassent avec beaucoup moins de vides que les segments pré-broyés de 100 à 150 mm. La balle obtenue est plus dense, plus lourde par unité de longueur et sa forme est plus stable en pile.

L'avantage est mesurable : en conditions de culture de tiges de coton, les balles broyées en une seule étape par la 9YF-2200S présentent systématiquement une densité supérieure de 15 à 25 tonnes par rapport à la même matière pré-broyée et compressée sans broyeur intégré. À longueur de piston égale, ce gain de densité se traduit par un nombre réduit de balles pour une même surface cultivée (la presse traite la même masse de matière dans chaque balle, mais le poids par unité de longueur est plus élevé), ce qui diminue le nombre de manutentions nécessaires pour le nettoyage du champ.

Avantages du nettoyage par ventilateur des balles de tiges de coton

Le modèle 9YFS-2.2 intègre un ventilateur à dépression entre les étapes de ramassage et de broyage. Le traitement des tiges de coton constitue l'un des cas d'utilisation les plus pertinents de cette fonctionnalité. Les résidus de tiges de coton pré-broyées contiennent une quantité importante de fines poussières provenant des champs de coton, de particules de terre issues de la récolte et, selon les pratiques régionales, de poussières résiduelles d'égrenage issues du traitement préalable. Le ventilateur élimine ces fines particules du flux de matière avant la compression.

Pour les balles de tiges de coton destinées aux marchés où la teneur en cendres ou la propreté des fibres sont importantes (producteurs de substrat pour champignons, installations de transformation de la biomasse effectuant des tests de teneur en cendres), les balles nettoyées par ventilation du 9YFS-2.2 présentent systématiquement une teneur en cendres d'origine terrestre inférieure à celle des balles non nettoyées provenant du même champ. Pour les balles de tiges de coton vendues comme fourrage ou litière, le ventilateur réduit également le nuage de poussière et de fibres généré lors de l'ouverture et du déballage de la balle, un avantage non négligeable pour les opérations où les opérateurs manipulent de grands volumes de balles de tiges de coton dans des espaces confinés.

En cas de récolte de tiges de coton, la grille de sortie du ventilateur doit être nettoyée particulièrement fréquemment : les fibres de coton s’y accumulent plus rapidement que pour toute autre culture, ce qui peut réduire l’efficacité du ventilateur au cours d’une même session de travail. Lors du pressage des tiges de coton, nettoyez la grille de sortie du ventilateur à chaque ravitaillement, et non plus une fois par jour comme d’habitude.

La presse à balles carrées 9YFS-2-2, équipée d'un broyeur à double étage et d'un ventilateur à dépression, est le modèle le plus performant pour le pressage des tiges de coton. Le broyeur à double étage assure un traitement optimal des segments ligneux des tiges, tandis que le ventilateur élimine les poussières, les fibres et la terre du flux de matière avant la compression. On obtient ainsi des balles finies d'une propreté et d'une densité maximales, même à partir de ces résidus de récolte difficiles à traiter.

Puissance requise du tracteur pour le pressage des tiges de coton

Le pressage des tiges de coton avec une presse à balles carrées équipée d'un broyeur et d'un marteau est l'une des opérations les plus exigeantes en puissance de prise de force (PDF) de la gamme 9YF. La 9YF-2200S requiert une puissance de prise de force minimale de 99 ch, mais en pratique, le pressage des tiges de coton exige généralement une puissance de 110 à 125 ch pour un fonctionnement continu à vitesse d'avancement normale, sans que le moteur ne force lors des pics de charge du broyeur.

Facteurs qui augmentent la demande de prise de force dans des conditions de tiges de coton supérieures aux spécifications minimales :

Variabilité de la densité des résidus : Les résidus de culture du coton ne sont pas uniformes : les zones à forte densité de tiges, dues à une croissance vigoureuse des plantes, font grimper la charge du broyeur bien au-delà de la moyenne du champ.
Débris incrustés : Tout débris métallique ou dur issu du tri et atteignant le broyeur provoque une surcharge immédiate ; le limiteur de couple peut se déclencher, nécessitant un arrêt pour dégager le bourrage.
Humidité très faible : En dessous d'un taux d'humidité de 12%, la dureté des tiges de coton augmente considérablement ; la puissance requise pour le broyage peut atteindre 30 à 40 ch, du seul fait du mécanisme de broyage, dans les sections de tiges très sèches et denses.
Vitesse d'avancement élevée : Fonctionner à vitesse maximale dans les zones denses surcharge l'alimentateur et le broyeur ; réduisez la vitesse pour qu'elle corresponde au débit de matériau que le broyeur peut traiter sans retour de matière dans l'alimentateur.

Pour la moissonneuse-batteuse 9YFS-2.2 en conditions de culture de tiges de coton, un tracteur développant 120 à 140 ch à la prise de force offre une marge de manœuvre confortable, quelle que soit la densité de la végétation typique des champs de coton. Cette catégorie de puissance (moteur de 130 à 150 ch) correspond à un tracteur standard pour cultures en rangs dans les régions cotonnières américaines et constitue le choix idéal pour les opérations de pressage de tiges de coton à grande échelle.

Opération d'une presse à balles carrées dans des résidus de tiges de coton, illustrant les conditions difficiles qui accélèrent l'usure de tous les composants de la machine : les débris de coton incrustés dans les résidus risquent d'endommager les lames du broyeur et les noueurs, tandis que les fibres de coton s'enroulent autour des arbres rotatifs et des paliers à un rythme qui nécessite un nettoyage à chaque arrêt pour le ravitaillement pendant toute la durée de la mise en balles des tiges de coton.

Taux d'usure et entretien en conditions de coton

Composants soumis à une usure accélérée lors du pressage des tiges de coton

Composant Taux d'usure de l'état du coton Intervalle d'inspection
Lames de broyeur Élevé — sol abrasif, débris incrustés Toutes les 100 à 150 heures
pointes des dents en forme de marteau Modéré à élevé — contact avec le sol dans des résidus irréguliers Toutes les 80 à 120 heures
Billets et couteaux Knotter Modéré — risque d'impact de débris, enchevêtrement des fibres de coton Toutes les 50 à 80 heures
paliers d'arbre (tous) Élevé — les peluches de coton s'enroulent autour des arbres et assurent l'étanchéité Nettoyer quotidiennement la peluche, lubrifier toutes les 30 à 40 heures
Écran de sortie de ventilateur Très élevé — les peluches s'accumulent rapidement (9YFS-2.2 uniquement) Dégagez à chaque arrêt de ravitaillement

Prévoyez un budget nettement plus important pour l'entretien et les consommables nécessaires au pressage des tiges de coton que pour le foin ou la paille. À titre d'estimation prudente, le coût des pièces détachées (lames, dents, courroies) pour une saison de pressage des tiges de coton sera 2 à 4 fois supérieur à celui d'une saison de pressage du foin équivalente, pour un même nombre d'heures d'utilisation. Intégrez ce facteur dans votre analyse de rentabilité avant de vous engager sur un programme saisonnier.

Presse à balles carrées produisant des balles à partir de résidus de récolte résistants, montrant le format de petite balle carrée finie, adapté aux marchés des tiges de coton, y compris les installations de production d'énergie biomasse, les distributeurs de litière pour bétail, les producteurs de substrats spécialisés pour champignons et les programmes d'incorporation dans les champs dans les régions productrices de coton des États-Unis.

Marchés des balles de tiges de coton

Où les balles de tiges de coton trouvent-elles acheteur

énergie biomasse

Les tiges de coton présentent un pouvoir calorifique intéressant par tonne de matière sèche. Les centrales biomasse et les usines de granulés des régions cotonnières achètent des balles de tiges comme combustible d'appoint. Le prix à la tonne varie en fonction des cours locaux de l'énergie et de la concurrence ; les marges sont généralement inférieures à celles des marchés de l'alimentation animale ou des produits de spécialité, mais les volumes sont importants.

Litière pour bétail

Les ballots de tiges de coton broyées servent de litière sèche pour les bovins et les chevaux dans les régions où la paille est rare ou chère. Plus abrasive que la paille en cas de contact prolongé, la litière de tiges de coton convient aux bovins, mais son utilisation chez les équidés nécessite une surveillance. Son prix se situe généralement entre celui de la paille et celui des résidus de maïs.

substrat de champignons

Les tiges de coton sont utilisées comme source de cellulose dans certains substrats pour pleurotes. Ce marché, bien que restreint, offre des prix élevés à la tonne pour des matières premières propres et à faible teneur en cendres ; les balles 9YFS-2.2, nettoyées par ventilation, présentent alors un réel avantage qualitatif. Clients cibles : petits producteurs de champignons de spécialité des régions cotonnières du golfe du Mexique et de l’Arizona.

Incorporation sur le terrain

Les tiges de coton broyées et mises en balles sont épandues sur les champs comme amendement du sol, puis incorporées par le travail du sol. L'étape de mise en balles permet une répartition contrôlée des résidus sur les parcelles cibles, évitant ainsi le brûlage ou le labour de la totalité du sol. Il s'agit principalement d'une solution économique pour les agriculteurs qui souhaitent préparer leurs champs pour la culture suivante en limitant au maximum le brûlage.

Références de transmission par prise de force pour le pressage des tiges de coton


Spécifications de la boîte de vitesses agricole et de l'arbre de prise de force pour le pressage intensif des tiges de coton avec les modèles 9YF-2200S et 9YFS-2-2, y compris la capacité de couple de la boîte de vitesses, les diamètres d'arbre et les spécifications de l'embrayage à friction pour la plage de puissance de 110 à 140 chevaux typique des tracteurs de la région cotonnière.

Valeurs nominales de couple des boîtes de vitesses et normes d'arbre pour le pressage intensif des tiges de coton : spécifications des boîtes de vitesses agricoles et des arbres de prise de force

La forte variabilité du couple dans les tiges de coton — des zones à fibres légères aux zones à fibres denses — soumet l'arbre de transmission de la prise de force à des contraintes de choc qui rendent essentiel un embrayage à glissement adapté. Voir le Guide de dimensionnement des arbres de transmission de prise de force et des joints homocinétiques pour les spécifications applicables.

Foire aux questions — Pressage des tiges de coton

Ai-je besoin d'un broyeur de champ avant d'utiliser le 9YF-2200S sur des tiges de coton ?+
Dans la plupart des conditions de récolte de tiges de coton, un passage au broyeur avant la mise en balles est fortement recommandé. Les tiges de coton intactes de 0,8 à 1,2 m de haut après la récolte sont trop hautes pour être traitées efficacement, même par le pick-up à marteaux et le broyeur de la presse à balles simple, quelle que soit la vitesse d'avancement. Le broyeur de la presse à balles 9YF-2200S est conçu pour traiter des matériaux déjà réduits en taille. Introduire directement des tiges de coton intactes de 1 m dans la machine risque de provoquer des blocages, une surcharge du broyeur et des problèmes au niveau du mécanisme de nouage, dus à la longueur irrégulière des tiges atteignant la chambre de broyage. Le broyage en andains de 80 à 150 mm avant la mise en balles est la procédure standard pour les opérations de traitement des tiges de coton. Exception : les très jeunes tiges de coton en début de cycle (diamètre inférieur à 12 mm, hauteur inférieure à 60 cm) peuvent être traitées par la presse à balles sans broyage préalable. Il est conseillé de faire un essai sur 10 mètres d'andain à très basse vitesse avant de procéder à un traitement complet avec de jeunes tiges.
Quelle est la meilleure façon de gérer l'enroulement des fibres de coton sur les arbres de presse à balles ?+
L'enroulement des fibres de coton autour des arbres est un problème récurrent lors du pressage des tiges de coton et doit être géré activement tout au long de chaque session de travail, plutôt que d'être considéré comme une simple opération de maintenance de fin de journée. Pendant le fonctionnement, les fibres s'enroulent étroitement autour des arbres rotatifs, des poulies et des paliers. Si elles s'accumulent, elles se compriment en une masse dure qui agit comme un joint abrasif sur la surface du palier, retenant l'humidité et accélérant la corrosion de la bague de roulement. Procédure quotidienne lors du pressage des tiges de coton : à chaque arrêt pour ravitaillement (environ toutes les 2 à 3 heures), désengagez la machine et attendez l'arrêt complet de tous les arbres avant de vous en approcher. Nettoyez ensuite manuellement toute accumulation de fibres visible sur l'arbre du marteau, les points de pivot de l'alimentateur, l'arbre du broyeur, l'arbre du ventilateur et tous les moyeux des pignons de chaîne. L'utilisation d'un outil à crochet ou d'air comprimé dirigé vers l'extérieur de l'arbre est plus efficace que le retrait manuel pour cette tâche. En fin de journée, inspectez tous les joints d'arbre afin de détecter toute infiltration de fibres au-delà de leur surface. Si une infiltration est constatée à ce stade, le joint doit être remplacé avant la session suivante.
Les balles de tiges de coton peuvent-elles servir d'aliment pour le bétail ?+
Les balles de tiges de coton ont une très faible valeur nutritive en tant qu'ingrédient alimentaire : la matière ligneuse de la tige est principalement composée de lignocellulose et présente une faible valeur énergétique digestible pour les ruminants. Elles ne sont pas recommandées comme source d'alimentation principale. Cependant, lors d'années de sécheresse où le fourrage est rare, les tiges de coton broyées sont utilisées comme complément de fourrage grossier de très faible qualité pour maintenir le satiété des bovins de boucherie lorsque le fourrage de meilleure qualité est indisponible – à de faibles taux d'incorporation (pas plus de 10 à 15 % de la matière sèche ingérée) et avec une supplémentation complète en minéraux et en protéines pour compenser. Le principal problème lié à l'alimentation à base de tiges de coton est la présence de gossypol – un composé toxique naturellement présent dans les plants de coton – qui peut s'accumuler à des niveaux nocifs chez les animaux monogastriques, mais est généralement toléré par les ruminants à de faibles taux d'incorporation dans la ration. Il est conseillé de consulter un nutritionniste spécialisé en élevage avant d'incorporer des balles de tiges de coton dans la ration de tout ruminant à des niveaux significatifs.
Combien de balles de tiges de coton par acre puis-je espérer ?+
Le rendement en matière sèche des tiges de coton au-dessus de la hauteur de coupe (la fraction récoltable par pressage) est généralement de 0,8 à 2,0 tonnes par acre, selon la variété, la densité de semis et les conditions climatiques. Les variétés de coton à haut rendement, lors des années productives, peuvent générer de 1,5 à 2,0 tonnes par acre de matière sèche aérienne ; les cultures à faible rendement ou affectées par la sécheresse peuvent produire de 0,8 à 1,2 tonne par acre. Avec un rendement de 1,5 tonne par acre (1 361 kg à l’humidité de pressage) et un poids moyen de balle de 26 kg selon le modèle de broyeur, on obtient environ 52 à 58 balles par acre. Le nombre de balles est très variable car le taux de récupération avant broyage, l’efficacité du râteau et les performances de la presse à balles en présence de résidus de coton introduisent une variabilité absente des andains de foin propre. Il est conseillé de réaliser un essai de rendement sur une parcelle de 4 hectares avant d’estimer le nombre de balles pour l’ensemble de la parcelle à des fins de planification commerciale.
Le modèle à dents à ressort 9YF-2200 est-il adapté aux tiges de coton dans des conditions idéales ?+
Dans des conditions idéales (andains surélevés et bien formés après un broyage complet au champ en segments de 80 mm, sol sec et non collant, sans débris incrustés), le modèle à dents à ressort 9YF-2200 peut presser les tiges de coton préalablement broyées. Ses limites sont toutefois évidentes : il laisse une proportion plus importante de zones plates et de contact avec le sol que les modèles à marteaux et griffes ; l’absence de broyeur intégré entraîne une compression moins uniforme des segments broyés ; et à faible puissance du tracteur (50-60 ch), la densité des balles de coton, avec les réglages standard, sera inférieure à celle des modèles équipés d’un broyeur. Pour une exploitation disposant d’un tracteur de 60 ch et devant occasionnellement éliminer les résidus de coton sur une petite surface, le 9YF-2200 constitue une option acceptable, moyennant des attentes adaptées en termes de rendement et de densité des balles. Pour une opération commerciale de mise en balles de tiges de coton où la récupération et la densité maximales sont des objectifs économiques, la 9YF-2200S ou la 9YFS-2.2 est la machine appropriée.
Quelles sont les précautions à prendre en matière de sécurité incendie lors du pressage des tiges de coton ?+
L'accumulation de fibres de coton autour des composants mécaniques chauds représente un risque d'incendie lors du pressage des tiges de coton, risque qui est moindre lors des opérations de fenaison ou de paille. Les fibres de coton qui s'enroulent autour des paliers et des arbres sont hautement inflammables ; un palier chaud, dû à une lubrification insuffisante, peut enflammer l'accumulation de fibres autour de lui pendant le fonctionnement. Mesures préventives : (1) Ne jamais laisser les fibres s'accumuler au-delà d'un ravitaillement entre deux cycles de nettoyage ; nettoyer toutes les zones autour des arbres à chaque arrêt. (2) Maintenir tous les paliers en respectant le calendrier de lubrification ; un palier en surchauffe, dans les conditions du pressage du coton, présente un risque d'incendie. (3) Avoir à bord du tracteur, pendant toute la durée du pressage du coton, un extincteur chargé, classé pour les feux de classe A (fibres et matières sèches) ; il ne doit pas être rangé dans la grange, mais à portée de main de l'opérateur. (4) Éviter le pressage par grand vent, car les fibres projetées peuvent propager le risque d'inflammation loin de la machine vers les cultures sur pied ou les andains.
Le pressage des tiges de coton en balles contribue-t-il à la lutte antiparasitaire à la ferme ?+
Oui, l'élimination des résidus de tiges de coton par pressage est considérée comme bénéfique pour la gestion des ravageurs dans les régions cotonnières, notamment le charançon du cotonnier et la noctuelle rose. Ces deux ravageurs hivernent dans les résidus de tiges de coton sur pied, et leur élimination par pressage (plutôt que par broyage et laisser sur place) réduit les habitats d'hivernage disponibles dans et autour du champ. Dans certaines régions, les agences phytosanitaires des États encouragent ou exigent la destruction des tiges après la récolte ; le pressage répond à cette exigence en éliminant physiquement les tiges du champ, contrairement au simple broyage qui laisse les résidus sur place. Consultez la réglementation de votre État concernant la destruction des tiges avant de choisir entre le pressage, le broyage sur place ou le travail du sol pour la gestion des résidus ; certains États imposent des traitements minimaux et des délais qui influent sur la période de pressage autorisée après la récolte.
Comment fixer le prix des balles de tiges de coton et à qui les vendre ?+
Le prix des balles de tiges de coton varie considérablement selon les régions et les marchés. Dans la ceinture cotonnière américaine (Texas, Californie, Mississippi, Géorgie et États limitrophes), les principaux acheteurs sont les centrales biomasse, les distributeurs de litière pour bétail et les producteurs de substrats spéciaux. Voici les fourchettes de prix typiques par balle (petite balle carrée de 18 à 28 kg) : biomasse combustible — $2 à 4 £ par balle (faible marge, volume élevé) ; litière pour bétail en gros — $4 à 7 £ par balle ; substrats spéciaux (producteurs de substrats pour champignons) — $8 à 14 £ par balle pour un produit propre, certifié et à faible teneur en cendres. Pour trouver des acheteurs : contactez les usines d’égrenage locales qui connaissent les producteurs de la région qui achètent des tiges ; les centrales biomasse situées à proximité des cultures de coton (dont beaucoup publient des programmes d’achat de balles) ; et les producteurs de cultures spéciales via les réseaux de vulgarisation agricole. Pour fixer le prix des balles de tiges de coton au niveau du marché, il est nécessaire de connaître le coût total de production par balle (carburant du broyeur de champ, ratissage, mise en balles, manutention et transport) avant de fixer le prix. Les exploitations qui sous-évaluent leurs produits parce qu'elles considèrent les tiges de coton comme un sous-produit qu'elles « récupèrent simplement » peuvent par inadvertance les vendre en dessous de leur coût de production.

Recommandations concernant le matériel de pressage des tiges de coton

Le pressage des tiges de coton nécessite le broyeur 9YF-2200S (broyeur simple, à marteaux et griffes, puissance minimale de 99 ch) ou le 9YFS-2.2 (broyeur double, à ventilateur, puissance minimale de 99 ch) — et non les modèles standard à dents à ressort. Indiquez-nous la puissance de votre tracteur et la superficie de coton que vous cultivez, et nous vous confirmerons le modèle adapté à votre exploitation.

America Ever-Power Forage Baler Equipment INC. · 1401 21st ST STE R, Sacramento, CA 95811

Éditeur : Cxm